Michel François

Né en 1956 à Saint-Trond (Belgique)
Vit et travaille à Bruxelles (Belgique)

Fils de parents artistes, Michel François a étudié le théâtre puis a été diplômé de l’École de Recherche Graphique à Bruxelles. Depuis le début de sa carrière d'artiste, au début des années 1980, il a exposé son travail sur plusieurs continents : dans toute l'Europe, aux États-Unis, au Mexique, au Brésil, et au Japon. La reconnaissance internationale de cet artiste, qui vit et travaille à Bruxelles, sa ville d'origine, fut également consacrée par sa participation à deux événements essentiels de l'art contemporain, la documenta 9 de Cassel en 1992 et la 48e Biennale de Venise, sept ans plus tard, où il représentait son pays aux côtés de l'artiste belge Ann Veronica Janssens. En 2009, Plans d'évasion, organisée par le S.M.A.K. de Gand et l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne fut l'occasion, pour la première fois, de montrer une exposition monographique et rétrospective de l'artiste, intervenant à un moment-clé de sa carrière. En 2012, Michel François réalise une exposition personnelle au CRAC Occitanie, Pièces à conviction, en même temps qu’il présente ses œuvres sur papier à l’École des Beaux-Arts de Paris. Plus récemment, Michel François expose largement son travail, à Anvers, Berlin, Bruxelles, Genève, Londres, Paris... Il collabore aussi régulièrement avec des chorégraphes (Pierre Droulers, Anne Teresa De Keersmaeker) et enseigne depuis 2009 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

L'œuvre de Michel François se caractérise par la diversité des matériaux, des formes et des thèmes abordés. L'artiste « manipule » un grand nombre de médiums – photographie, installation, sculpture, performance, vidéo – et joue de toutes les matières, qu’elles soient naturelles (pissenlits, cactus, éponges, eau, etc.) ou artificielles (journaux, verre, murs de briques, encre, etc.). Cette apparente absence de style chez Michel François n'est pourtant pas un point faible, tout au contraire. Il s'établit, au-delà de la singularité des pièces, un réseau de correspondances, d'échos et d'analogies qui font la cohérence de son œuvre : « Un réseau subliminal de motifs et de valeurs qui ne peut s'appréhender que dans la confrontation des œuvres dans l'espace. » L'évocation de l'univers carcéral se décline par exemple de manière très explicite dans le plan d'une cellule tracé au sol (TBS, Plan de Cellule, 2009), puis de manière moins explicite, mais immédiatement perceptible, dans un cube de verre aux parois violemment brisées (Pièce à Conviction, Pavillon brisé, 2009).

Michel François se veut un artiste sans contraintes, hormis celle de privilégier une approche toujours sensuelle de l'art, qui passe par la jouissance des matières et l'expressivité de la sculpture. « Je me suis dit que la sculpture était un moyen terme entre la danse et la peinture », explique-t-il dans un monologue recueilli par Jean-Paul Jacquet. La sculpture a donc ici une fonction figurative, comme dans les Scribbles, où les griffonnages deviennent de « gigantesques monuments à la rature ». Elle a également une fonction dynamique, comme dans Passage d'eau (2000), où l'élément représenté devient un fil ininterrompu et transparent, tendu entre le plafond et le sol.

Les rapports de proximité entre objets et corps constituent le fil directeur des recherches plastiques de Michel François, qui s’organisent autour des notions de résistance et de fragilité. C’est d’ailleurs ce qui lui donne un goût prononcé pour la technique du moulage ; de même qu’un intérêt particulier pour les choses simples et les gestes banals (faire mousser du savon, bâiller, tirer un col roulé au-dessus de sa tête, souffler dans un ballon, plier une feuille d’aluminium, remplir ses poches d’objets récupérés...). Chez lui, les gestes sculpturaux explorent l’ordre et le désordre, l’inventaire et la dispersion.
Ainsi, l’univers de Michel François se révèle incroyablement vivant et familier, et semble se développer par capillarité ou contamination. Vivant, car les œuvres ne cessent de figurer la dynamique de matières en transformation – de l'encre qui fond, une vitre qui se brise. Familier, car les œuvres rappellent un monde minéral et végétal qui nous est proche : « on doit bien reconnaître que c'est un projet, celui d'un musée envahi par du vivant qui se développe ».

The collection

Michel François

Scribble

2008

The collection

Michel François

Walk Through a Line of Neon Lights

2004-2009

The collection

Michel François

Déjà Vu (Hallu)

2003

The collection

Michel François

Mur à l’emporte-pièce

1999-2010

The collection

Michel François

Passage d’eau

1998

Editions

Michel François

Plans d'évasion

2010

Roma Publications
ex situ
Rendez-vous satellite Editions

Catalogue Michel François – Plans d’Évasion

2010

IAC Friends’ Multiples

Michel François

Blancs

2011

The collection

Michel François

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printed on July 06, 2020 [14:37] from IP address : 18.206.238.176
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