Jean-Gabriel Coignet

Né en 1951 à Aurec-sur-Loire (Haute-Loire, France), vit et travaille à Paris.
Après avoir été professeur à Lyon et à Marseille, Jean-Gabriel Coignet, né dans une famille de musiciens, enseigne aujourd'hui, à l'école des beaux-arts de Nantes, la sculpture et l'objet. Il y a organisé en 2008, avec d'autres professeurs de l'école, une vaste exposition au Hangar à bananes.

Jean-Gabriel Coignet exploite les matériaux pour leurs qualités propres. Il investit au maximum l’espace avec un minimum de moyens sous la forme d’éléments géométriques, s’inscrivant ainsi dans une logique minimaliste, sans cependant faire preuve de réduction ou même d’économie sculpturale. La sculpture est conçue pour entrer en résonance avec l’espace environnant.
Affirmant, dès ses premières propositions de 1979, un rapport direct au sol et au mouvement du corps, Jean-Gabriel Coignet décline les possibilités et les variations du volume selon le principe de l’assemblage (en opposition à une sculpture dans la masse procédant par soustraction).
La pratique de l’artiste consiste à toujours commencer par une esquisse retranscrite ensuite en trois dimensions. Les matériaux manufacturés (métaux, plastiques, verre…) ne sont pas laissés à eux-mêmes mais travaillés en un geste à la fois régulateur (par l’abondance de rivets et soudures) et créateur de tension par un jeu avec la gravité, l’équilibre.

À partir de 1986, les œuvres n’ont plus de socle : l’artiste entend dorénavant placer la sculpture dans une relation étroite, immédiate, entre l’objet (le matériau, sa forme, sa définition dans l’espace) et l’individu (dans la relation du corps à l’espace physique et mental). Ceci l’amène à reconsidérer le volume dans ses dimensions et aspects matériels. Il joue alors sur les notions de plein et de vide dans les séries des « sculptures opaques » et des « sculptures transparentes » dont on ne perçoit plus les processus de fabrication : recouvertes d’une couche de peinture industrielle uniforme, elles permettent au spectateur de se concentrer sur la forme et le volume. Les sculptures opaques, présences compactes, massives et pourtant creuses, renvoient à la matérialité du monde tandis que les sculptures transparentes semblent dessiner l’espace.
La collection

Jean-Gabriel Coignet

Cylindre 6 (Le manteau de Rodin)

1982

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imprimé le 21 septembre 2017 [17:54] depuis l'adresse IP : 54.80.77.124
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