Maria Loboda

Née en 1979 à Cracovie (Pologne)
Vit et travaille à Berlin (Allemagne) et Londres (Royaume-Uni)

Née en Pologne, Maria Loboda a grandi parmi les ruines du communisme, de son idéologie et de son esthétique. Elle se dit marquée par la rapidité avec laquelle les icônes du régime ont été remplacées par d’autres, et que l’enfant qu’elle était alors en a conçu des doutes quant à la permanence des formes et des idées. Élevée en Allemagne dès l’âge de neuf ans, elle fait ses études à la Städelschule de Francfort. Mêlant de nombreuses références aux différents types de civilisations humaines, à leurs pratiques et à leurs artéfacts, le travail de Maria Loboda préfigure une société proche de la nôtre, dans laquelle la rationalité scientifique cohabite sans contradiction apparente avec des croyances ancestrales. Ses œuvres, pour la plupart des sculptures, fonctionnent de façon cryptée, par symbole ou par énigme. « J’aime quand une œuvre est comme un oracle ancien ou un sphinx », dit l’artiste dans un entretien1.
En 2012, l’artiste réalise A Guide to Insults and Misanthropy à New York, une installation qui consiste en un parterre de fleurs symbolisant des sentiments mauvais ou tristes, d’après la symbolique des fleurs de l’époque victorienne. Elle participe la même année à la dOCUMENTA (13) à Cassel, où elle montre une installation de vingt cyprès dans des pots de fleurs, déplacés dans le Karlsaue Park comme sur un échiquier.
Les références à la guerre et à ses stratégies traversent le travail de Maria Loboda, dont les formes en apparences neutres s’avèrent souvent porteuses d’inquiétudes et de menaces. Une recherche que l’artiste décrit comme étant celle de l’antagonisme, où formes et contenus ne correspondent pas, voire s’opposent.
Après avoir participé en 2016 à l’exposition collective Demain dans la bataille pense à moi à l’IAC, elle est invitée à y concevoir une exposition monographique en 2017 intitulée La Fête, La Musique, La Noce. Pour cette première grande exposition en France, fidèle à sa méthode de travail, l’artiste choisit pour titre trois termes en apparence joyeux mais qui désignent la guerre dans l’argot des soldats napoléoniens.

La collection

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imprimé le 21 septembre 2018 [15:23] depuis l'adresse IP : 54.156.51.193
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