Patrick Tosani

Né en 1954 à Boissy-l'Aillerie (Val d’Oise, France)
Vit et travaille à Paris

Patrick Tosani étudie l’architecture à Paris entre 1973 et 1979 mais se distingue de cet enseignement dès 1980 par un travail photographique qu'il base sur des jeux scalaires avec des objets manufacturés isolés de leur contexte (cuillères, talons, vêtements, glaçon, etc.). Au fil des années, ses sujets photographiques se développent du plus petit vers le plus grand : en 1982, il réalise des gros plans de figurines enchâssées dans des glaçons ; en 1987, il expose une série de Talons de chaussures de femme accrochés côte à côte et agrandis à l'échelle de deux mètres ; en 1988, la série Géographies agrandit démesurément des surfaces de tambours et les transforme ainsi en des topographies semblables à des cartes géographiques.

Son travail a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles notamment au Magasin à Grenoble en 1991, au Centre National de la Photographie à Paris en 1998 et au Château des Adhémar, à Montélimar, en 2002. Par ailleurs, il emporte le Prix Niépce en 1997 et enseigne à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris à partir de 2004.
D’octobre 2019 à avril 2020, l’exposition Tosani. Reflets et transpercements, au Musée de l’Orangerie à Paris, met en regard la série photographique des Cuillères avec les Nymphéas de Monet.
En 2020 Patrick Tosani publie Notes et entretiens aux Beaux-Arts de Paris.

Tout en préservant une ligne de travail protocolaire à tendance conceptuelle, Patrick Tosani a su inventer une œuvre originale faisant éclater les cadres stricts de l’Autre Objectivité dont relèvent notamment des artistes tels que Hannah Collins, Jean-Louis Garnell ou Jeff Wall. Son travail de recherche s’aventure dans une déclinaison ludique des différents états du corps. L'artiste préserve la "forme-tableau" emblématique de l'École de Düsseldorf mais valorise avant tout une déstabilisation perceptive insistant sur l'expérimentation. Passionné par la technique photographique, il décrit son travail simplement comme un « enregistrement puis témoignage d'une expérimentation1 », œuvrant à des prises de vue rigoureuses quasi cliniques, il dit : « J’arrive, en quelque sorte, à une photographie presque scientifique, descriptive2 ». Parfaitement net, frontal et considérablement agrandi, l’objet photographié devient un outil d’analyse de la pratique photographique elle-même et de son rapport distancié au réel.

La collection

Patrick Tosani

La pluie

1986

La collection

Patrick Tosani

La pluie barre

1986

La collection

Patrick Tosani

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imprimé le 09 juillet 2020 [08:11] depuis l'adresse IP : 3.226.97.214
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