Amélie Giacomini et Laura Sellies

Nées en 1988 à Lyon et en 1989 à Grenoble (France)
Vivent et travaillent à Paris

Diplômées de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon en 2014, Amélie Giacomini et Laura Sellies travaillent ensemble depuis 2009. Très tôt, elles ont eu l’occasion de présenter leur travail aux Laboratoires d’Aubervilliers (Ne travaillez jamais !, Printemps des laboratoires #2, 2014), au 60e Salon de Montrouge (2015), au Palais de Tokyo (ALL THAT FALL, 2014 et Festival DO DISTURB, 2016) ainsi qu'au Centre Pompidou (40e anniversaire du Centre Pompidou, 2017). Leur démarche emprunte autant à l’installation, aux environnements sonores qu’à la performance. Elles inventent des récits qui se superposent et s'activent grâce à des objets ou des performeuses qu'elles mettent en scène dans des endroits désertiques. Les mythes, les références contemporaines, architecturales, littéraires, voire animistes, s'affichent dans ces paysages imaginaires à l'esthétique épurée où l'objet est acteur de la chorégraphie, où la présence humaine se fait sculpturale, où tout devient élément de possibles récits.

Lors de leur résidence à la Villa Médicis en 2015, elles conçoivent le projet Au sol camaïeux divers verts et marrons. Un rayon se pose. Mordoré. Rosy Blue apparaît. En mars 2016, Amélie Giacomini part vivre quelques mois à Dakar.
De cette distance qui sépare le duo va naître une installation vidéo performée, présentée simultanément à la BF15 à Lyon (France) et à la Biennale de Dakar (Sénégal).
La même année, lors de leur participation au dispositif Galeries Nomades de l’IAC – qui promeut la jeune création issue des écoles d’art d’Auvergne-Rhône-Alpes –  Amélie Giacomini et Laura Sellies imaginent l'exposition Insula Dulcamara au GAC à Annonay. Elles proposent une expérience sensorielle qui rapproche, à part égale, les quelques éléments hétérogènes qui composent l'installation-performance. Celle-ci occupe tout l'espace du lieu et le visiteur parcourt librement les différentes salles, foulant le sol couvert de roches volcaniques, observant des monticules de pierres sur des écrans ou la chorégraphie des performeuses, etc. Au milieu d'une des salles, une sculpture révèle les rapports complexes qu'entretiennent tous les détails de l'installation. Les reliefs dessinés à la surface de l'objet (par entrelacement des fils) font autant penser à des vagues qu'à des chaînes de montagne. La métaphore marine est rendue visible par la brillance du cuivre et de la résine qui mime les effets de l'eau au passage de la lumière et par les fibres qui terminent la sculpture, éclatées comme la houle sur les rochers. De même, le sol assure la continuité de ce qui est montré à l'écran ; l'extension d'un paysage rude où les pas font rouler les pierres sous la plante des pieds. La mise en espace de la sculpture au-dessus du sol fait à la fois osciller et se rencontrer différentes notions : pesanteur et légèreté, solidité et fluidité, milieu tellurique et milieu aqueux.

La collection

Amélie Giacomini et Laura Sellies

Celle qui a tourné dix mille fois sept fois sa langue dans sa bouche avant de ne pas parler, ou elle en est morte, ou elle connaît sa langue et sa bouche mieux que tous

2017

Éditions

Amélie Giacomini et Laura Sellies

Insula Dulcamara

2017

IAC & Adéra
Éditions

Rendez-vous I Biennale de Lyon 2017, Jeune création internationale

2017

Éditions

Rendez—Vous I Biennale de Lyon 2017, Jeune création internationale

2017

La collection

Amélie Giacomini et Laura Sellies

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imprimé le 16 novembre 2018 [18:52] depuis l'adresse IP : 54.163.20.57
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