Rebecca Horn

Née en 1944 à Michelstadt (Allemagne) - vit et travaille à Berlin et à Paris

C’est à l’âge de vingt ans, en 1964, que Rebecca Horn intègre l’École des beaux-arts de Hambourg, dont elle sort diplômée en 1970.
Dès 1968, elle participe à des manifestations d’art corporel. Elle combine ensuite minimalisme et art cinétique pour construire une œuvre conceptuelle et auto-référencée. En 1972, elle participe à la documenta 5 de Cassel. Sa première exposition personnelle a lieu en 1973 à Berlin.
Une exposition rétrospective de Rebecca Horn est conçue en 1993 à New York (Musée Solomon R. Guggenheim Foundation) puis itinérante en Europe en 1994-95 : Stedelijk Van Abbemuseum, Eindhoven ; Alte Nationalgalerie, Berlin ; Kunsthalle Wien, Vienne ; Tate Gallery et Serpentine Gallery, Londres ; puis en France, au Musée de Grenoble en 1995.
Le travail de Rebecca Horn a fait l’objet d’expositions personnelles dans les plus grandes institutions internationales et a reçu de nombreux prix et distinctions (Barnett and Annalee Newman Award, 2004, par exemple). En 2019-20, une rétrospective en dialogue avec le Centre Pompidou-Metz et le Musée Tinguely de Bâle lui est consacrée.

L’art de Rebecca Horn s’inscrit à la fois dans le contexte qui l’a vu naître, celui de la performance, du Body Art et de la vidéo, et dans l’héritage du dadaïsme et du surréalisme. La maladie pulmonaire dont elle a été atteinte à cause des vapeurs toxiques des résines polyester qu’elle utilisait pour ses sculptures, puis son séjour en sanatorium en 1968, ont été les catalyseurs d’un art marqué par l’urgence de communiquer. Son œuvre se caractérise donc d’abord par une obsession du corps, de sa protection dans un cocon de matières souples, ou de sa sublimation, notamment grâce à des plumes.
L’artiste évolue ensuite vers des installations moins intimes, de plus en plus monumentales, où toutes sortes de machines tiennent le premier rôle. Elle s’inscrit ainsi dans une longue tradition de l’art de la machine et de l’objet inanimé, animalier ou naturel, et de la « mécanique » des fluides : plumes, gants, miroirs, pistolets, marteaux, chaussures, valises, jumelles, pinceaux, chaises roulantes, ailes de papillon, œufs, serpents, scarabées, soufre, eau, mercure. Comme son travail plastique, le cinéma de Rebecca Horn montre l’attention qu’elle porte au rythme, à la coordination du mouvement et à l’automatisation du corps.
Tout entière habitée par l’histoire personnelle de l’artiste, l’œuvre de Rebecca Horn accorde la primauté à l’expérience. Si elle mêle de nombreuses références – littéraires, alchimiques, sexuelles, cinématographiques, etc. – et comporte une forte dimension allégorique, elle reste attachée au sujet vivant et au potentiel de son corps, son énergie, ses extensions, ses rituels, ses métamorphoses.

The collection

Rebecca Horn

Bad der verspiegelten Tautropfen [Bain de rosée miroitante]

1985

The collection

Rebecca Horn

Rebecca Horn Films 1: Performance I, Simon Sigmar, Performances II, Berlin, Exercices in Nine Parts

1970-1975

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Rebecca Horn

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