Fortuyn O’brien

Irene Droogleever Fortuyn ou Irene Fortuyn 
Née en 1959 à Geldrop (Pays-Bas) 
Vit et travaille à Amsterdam (Pays-Bas) 

Robert O’Brien 
Né en 1951 à Bromyard (Royaume-Uni) 
Décédé en 1988 à Leiden (Pays-Bas)

Le collectif Fortuyn/O’Brien a été fondé en 1983 à Amsterdam, composé du couple d’artistes Irene Fortuyn et Robert O’Brien. En 1986, ils participent à l’exposition Soonsbeek ‘86 à Arnhem aux Pays-Bas, événement pionnier qui a renouvelé les formes de l’exposition - en plein air, dans des pavillons de verre conçus spécifiquement - et la présentation de la sculpture. En 1988, ils participent à la Biennale de Venise.

Après la mort de Robert O’Brien, Irene Fortuyn a poursuivi sa production artistique sous le nom de Fortuyn/O’Brien. Elle a bénéficié en 1991 d’une première exposition personnelle, Marblepublic, au Stedelijk Museum d’Amsterdam et elle a été invitée à la documenta IX de Cassel en 1992.
Irene Fortuyn enseigne à la Design Academy Eindhoven après avoir enseigné à la Royal Academy of Art de La Haye.

Les problématiques majeures des artistes sont des questions conceptuelles concernant la nature de l’objet et son inscription dans l’espace du musée. Leurs installations aux objets énigmatiques veulent mettre en lumière les frontières entre la nature et la culture, entre la fonction et le message, entre l’histoire et le temps présent. Composées d’éléments abstraits ou d’objets du quotidien, exposées dans le musée pour un temps limité, elles rappellent que l’art est une pratique d’imitation qui atteint là ses limites. Alors que tous les courants artistiques, toutes les œuvres d’art, tous les artistes et toutes les positions artistiques ont été imités, il n’est pas possible de produire des « imitations d’imitations ». L’art reste encore et toujours une chose que l’on peut penser, faire et montrer comme un décor.

Les titres des œuvres de Fortuyn/O’Brien font souvent référence à la mythologie, à la religion ou à l’histoire de l’art – The Queen of Sheba [La Reine de Saba], 1984, Melancholia (1986), The Apples of Paris and the Destruction of Troy [Les Pommes de Pâris et la destruction de Troie], 1985, The Twelve Disciples [Les Douze Disciples], 1988 – mais rien dans les œuvres n’illustre directement ces présupposés de contenu : il s’agit de se souvenir et de signaler parallèlement l’impossibilité de refaire l’histoire, l’histoire tout court mais aussi l’histoire de l’art. Le spectateur est fortement requis par les œuvres dès leur conception : il est invité à prendre parti, à se confronter à ce qu’il voit, à sa propre conception de l’art et à son propre imaginaire.
Au-delà de l’apparence décorative des œuvres de Fortuyn/O’Brien, des fragments de la réalité se reconnaissent, mais avec tous les décalages formels, et donc d’usage, que le duo d’artistes introduit.

Nombre des installations de Fortuyn/O’Brien sont structurées autour du jardin – comme Violettes en 1998 à l’Aquarium de Valenciennes, House & Garden en 1999 au Witte de With, Rotterdam. Chez Fortuyn/O’Brien, « le jardin est vécu sur plusieurs registres : comme seuil entre nature et culture, entre connu et inconnu ; il est aussi la projection d’une arcadie, lieu dompté par l’homme, une allusion à un autre monde inaccessible, à la nature sans l’homme (...)1 ». Plus généralement, Fortuyn O’Brien s’intéresse à l’espace public et investit les places et les parcs.
À caractère architectonique le plus souvent, les œuvres prennent en compte la lumière et entrent en dialogue étroit avec l’environnement où elles s’inscrivent et ses particularités.

The collection

Fortuyn O’brien

The Genie and the Three Lamps

1986

Editions

L'inventaire

1988

FRAC Rhône-Alpes
The collection

Fortuyn O’brien

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