à venir

Les corps pèsent légèrement

DANS LE CADRE DU DISPOSITIF LA COLLECTION, LE TERRITOIRE ET LE MONDE SCOLAIRE

du  au 

Lycée Pierre Béghin Moirans — Isère

*Le titre fait référence à la citation du philosophe Jean-Luc Nancy tirée de Corpus, éditions Métailié, 2000, p.82

Reconnaissons-le d’emblée, il se pourrait que certaines œuvres réunies pour l’exposition heurtent la “sensibilité” des publics qui s’y confronteront ; que ces images, non convenues, inconvenantes peut-être, ne coïncident pas avec les registres esthétiques connus ou reconnus. Mais, surtout, qu’elles ne cadrent pas avec ce qu’il est d’usage de montrer dans un lycée.

Et pourtant.
Dans cette exposition, les corps pèsent légèrement. Qu’ils soient portés par la sculpture, la photographie ou la vidéo, ils existent par la grâce d’un regard rappoché et toujours bienveillant. Le spectaculaire n'est pas leur affaire.

On ne trouvera par exemple aucune trace de provocation dans la série d’images de Rudolf Schäfer. La vie a déserté les corps photographiés par l’artiste, mais la délicatesse de l'argentique les enveloppe pour l’éternité.

Craigie Horsfield et John Coplans font la démonstration, de leur côté, que le corps vieillissant peut rimer avec sérénité et puissance ; Vanessa Beecroft filme la plastique glorieuse de Jesse comme on brandit un trophée - mais déjoue finalement toutes nos attentes. Quant à Shirazeh Houshiary, artiste anglaise d’origine iranienne, elle livre avec Voûte céleste une sculpture qui combine la franchise de l’évocation, la douceur des courbes et la sensualité des surfaces.

Alors ?

Si l’image ne dit pas ce qu’elle montre, cela ne signifie pas qu’elle ment. C’est juste qu’elle le dit autrement.
François Germa
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imprimé le 14 décembre 2017 [21:49] depuis l'adresse IP : 54.163.61.66
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