Marie Bourget

Née en 1952 à Bourgoin-jallieu (France)
Décédée en 2016

Les œuvres de Marie Bourget investissent et explorent avec humour et poésie, les interfaces entre le langage, la représentation et les objets qu’elle donne à voir.
Elle commence à exposer au milieu des années 1980 à Lyon à la Galerie Verrière puis participe à la Biennale de Venise de 1986. Elle fait partie des artistes français et britanniques (avec Jacques Vieille, Gloria Friedmann, Kate Blacker, etc.) qui, selon Pascale Cassagnau, « ont réinventé un nouvel état de la sculpture au sein de l’art contemporain »1 au cours des années 1980. Une sculpture qui se serait émancipée de tout référent, qu’il soit réel ou abstrait, et dont l’enjeu principal serait de mettre en tension les stéréotypes liés à une distinction trop claire entre nature et culture, que la modernité a d’ailleurs définitivement remise en cause. Pour cette raison, le paysage semble être la notion qui synthétise la recherche de l’artiste ; mais « paysage » à comprendre dans le sens aussi bien mental que physique, qui met l’œuvre, son titre et le spectateur dans une relation d’interdépendance et de codétermination par laquelle chacun est invité a réévaluer son rapport au langage et à l’objet qu’il décrit.

Comme les minimalistes, Marie Bourget utilise des couleurs sobres en nombre limité et des matériaux élémentaires : le fer, le bois, le verre ou le papier.
Ses œuvres s’inscrivent également dans l’espace environnant de manière graphique, utilisant les murs comme surfaces d’inscription, voire comme écrans de projection, le tout dans une grande stylisation.
Le travail de Marie Bourget est à la fois simple par son évidence plastique et complexe par les multiples sens générés par les croisements de l’image et du langage. L’artiste parvient à piéger le regard dans des énigmes impossibles à résoudre, où « la liaison entre le mot et la chose visible déclenche la cascade des associations, le premier se substituant au référent perdu et le second à sa représentation, dans un rapport nouveau où les termes s’échangeraient leurs priorités respectives2 » – une pratique artistique de renversement en un sens.

La collection

Marie Bourget

Images réversibles

1990

La collection

Marie Bourget

La Fabrication des églises

1983-84

La collection

Marie Bourget

Maison au bord du lac : mimétisme

1982

La collection

Marie Bourget

L'Islandais le seul gardien, Hommage à Gudmundsson

1982

Éditions

Été 84

1984

Le Nouveau Musée
La collection

Marie Bourget

→ consulter les œuvres
de la collection en ligne
IAC → Marie Bourget ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/539_marie-bourget
imprimé le 16 août 2017 [17:08] depuis l'adresse IP : 54.196.101.118
© Institut d’art contemporain 2017