Bertrand Lavier

Né en 1949 à Châtillon-sur-Seine (France)
Vit et travaille à Paris

Après des études d’horticulture à Versailles, Bertrand Lavier démarre son activité artistique au début des années 1970, avec notamment des diptyques rapprochant deux couleurs industrielles nettement dissemblables bien que partageant la même appellation. De sa formation, il dit avoir gardé le goût de l’hybridation et commence dès lors ses « chantiers » où il s’attache à brouiller les catégories traditionnelles de l’art, travaillant à rendre indiscernable la frontière entre peinture et sculpture ou bien déplaçant des objets issus de la culture populaire ou industrielle dans le champ institutionnel artistique. Dès 1981, il recouvre d’une épaisse couche de peinture des objets du quotidien tout en reproduisant leurs couleurs originelles et détails. Mademoiselle Gauducheau (1981), un placard métallique, est un exemple parmi d’autres d’objet manufacturé repeint où Lavier joue de l’ambiguïté entre œuvre et objet, la limite ténue entre art et non-art. Après les « objets peints », viendront les « objets superposés », comme avec Brandt/Haffner (1984) où il fait reposer un réfrigérateur sur un coffre-fort, et les « objets soclés » où il expose, selon les dispositifs de monstration muséaux, des objets comme un skateboard, une serrure ou de la statuaire africaine. Son travail atteignant une reconnaissance internationale, l’artiste participe à des expositions majeures comme la Documenta (les Documenta 7 et 8, de 1982 et 1987) et devient l’une des figures les plus importantes de sa génération. Avec les fameuses Walt Disney Productions (commencées au milieu des années 1980), il crée en trois dimensions les œuvres d’art et le décor d’un épisode, paru en 1977, du Journal de Mickey. Tel un archéologue de l’âge industriel, il expose aussi bien une voiture accidentée (Giulietta, 1993) qu’un fragment de pylône électrique. Souvent inscrite dans le prolongement critique de Marcel Duchamp et des Nouveaux Réalistes, l’œuvre de Bertrand Lavier questionne, souvent avec humour, les mécanismes d’attribution de valeur qui innervent le monde de l’art.

La collection

Bertrand Lavier

6/9

1985

Éditions

L’envers du décor, Dimensions décoratives dans l’art du XXe siècle

1998

Musée d'art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d'Ascq
Éditions

Le Bel Aujourd’hui : œuvres d’une collection privée

1998

Le Nouveau Musée/Institut - FRAC Rhône-Alpes
Éditions

Bertrand Lavier

1983

Le Nouveau Musée
La collection

Bertrand Lavier

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imprimé le 29 mai 2017 [13:39] depuis l'adresse IP : 54.162.245.198
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