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Empreintes Mouvantes

La Collection en Auvergne-Rhône-Alpes

du  au 
Une empreinte revêt bien des formes qui permettent de deviner la condition humaine. Elle pointe et dissèque nos rapports à l’autre, à l’animal, à la nature, aux petites et grandes choses de nos existences mutantes et mouvantes.
Cette première exposition autour de la notion d’identité se veut dont un reflet tout en nuances avec une sélection d’œuvres de la Collection IAC :
Le test de Rorschach réactivé par François Curlet pour son œuvre Stand-By (Jachère) parle de répétition et de passage d’un état à un autre. L’œuvre nous invite à une exploration de notre inconscient.
Fiona Tan, Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger, Rajak Ohanian procèdent au déplacement physique pour interroger d’autres êtres humains. Leurs travaux sont des témoignages poignants mais aussi drôles de l’humanité telle qu’elle est. Jean-Jacques Rullier s’introduit dans un appartement pour en dessiner le moindre indice de vie. Ce n’est pas tant l’empreinte pour l’empreinte qui l’intéresse mais le papier de bonbon sur le sol qui va mettre en marche nos suppositions.
Jimmie Durham en appelle à la mobilité d’une autre manière en proposant une version nomade de l’Arc de Triomphe de l’Etoile. Une façon de participer à la victoire, sans verser de sang et sans ostentation. N’importe qui peut utiliser l’Arc de Triomphe pour son usage personnel, pour créer son propre moment historique.
Avec L'Eloge de l’ombre de Danièle Orcier, artiste/dessinatrice, il est question de dessin au trait. De cette multitude de traces enchevêtrées, naît une forme qui témoigne de la force de la vie et de la parcelle d’émotion qu’elle nous laisse en souvenir.
L’œuvre Insulaire d’Adélaïde Feriot, est une cape de velours  qui reprend un schéma d’optique. Le soir du vernissage, un modèle, immobile mais animé du souffle vital, vient revêtir la cape puis ensuite en laisser l’empreinte sur le sol, le temps de l’exposition.
Douglas Gordon est dans un processus très contemporain qui consiste à  s’approprier une chanson, ici du groupe mythique The Velvet Underground, qu’il accompagne d’un hommage à Bas Jan Ader par une mélancolie adolescente. Avec un groupe iconique et  le processus d’une œuvre conceptuelle de Bas Jan Ader, Douglas Gordon nous parle  des traces indélébiles d’une certaine culture underground musicale et cinématographique.
Jorge Ribalta met en scène des figurines dans un environnement flouté qui évoque l’autre réalité de la photographie. Elle est aussi là pour raconter les contours des visages,  issus de l’industrie, remarquablement humains.
François Martin et Philippe Lacoue-Labarthe font se coller, se confondre, leurs visages. Empreinte sur empreinte, l’artiste peintre François Martin, se voit muer en deux personnes, la sienne propre et celle du philosophe Philippe Lacoue-Labarthe qui se prête à l’exercice de son ami.
Le mouton de Jean-Lucien Guillaume, peut se multiplier à l’infini dans l’exposition. Qu’il soit d’ombre ou de matière, le mouton laisse son empreinte à la manière du Petit prince de Saint-Exupéry ou bien à  la manière du mouton de Panurge de Rabelais…
Dans la collection de l’IAC, un photographe Anonyme, a laissé sa trace avec le cliché d’une sculpture de la mort venant de se produire – un masque mortuaire-.
Une empreinte ô combien immobile – et (é)mouvante.
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imprimé le 23 août 2017 [02:49] depuis l'adresse IP : 54.92.170.142
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