à venir

Apichatpong Weerasethakul

Periphery of The Night

Exposition personnelle Apichatpong Weerasethakul

du  au 
© Kick the machine – Apichatpong Weerasethakul

Apichatpong Weerasethakul, For Tomorrow For Tonight, 2011

© Kick the machine – Apichatpong Weerasethakul

Movies are a form of black magic. It’s instinctive.

Film is like an entity by itself. The phantom is not disappearing but something that transforms itself. Cinema also has been transforming itself. Thus cinema can be a phantom in this sense: because it’s something that you really need to dream. Cinema is a vehicle we produce for ourselves and as part of us. It’s like an extension of our soul that manifests itself.”

Cinema is man’s way of creating alternate universes, other lives.

L’IAC débute le printemps 2021 avec une exposition personnelle d’Apichatpong Weerasethakul, artiste et réalisateur thaïlandais. Né en 1970 à Bangkok, il fait des études d’architectures puis de cinéma à Chicago et s’engage dans la création expérimentale. Il vit aujourd’hui à Chiang Mai dans le nord-ouest de la Thaïlande. Ses œuvres sont présentées dans les collections et expositions d’art contemporain comme dans les festivals internationaux de cinéma qui l’ont souvent récompensé, notamment par la Palme d’or en 2010.
L’univers que développe Apichatpong Weerasethakul est intime et étrange, parcouru de fables polyphoniques. De films en œuvres, d’environnements en vidéos, on y retrouve les mêmes lieux – la province de l’Isaan et les hôpitaux ruraux où il a grandi, une jungle épaisse, des caves obscures – les mêmes acteurs, les mêmes motifs, les mêmes questions.
Dans un temps cyclique et dilaté, se dégage une atmosphère hypnotique. La lenteur et la nuit rendent tout possible, d’autant plus que l’artiste multiplie et entrelace les strates de sons et d’images ensommeillées, créant des entre-mondes où coexistent les êtres, humains et non-humains, fantômes et apparitions magiques, vivants et réincarnés. À travers l’ordinaire du quotidien, filtrent doucement des figures surnaturelles, les exactions communistes du passé, les marges délaissées de notre réalité. Le cinéma, perçu comme un déploiement de notre âme, devient un intermédiaire avec les diverses réalités, visible et invisible, temporelle et spatiale, qui nous apparaissent alors. La caméra patiente d’Apichatpong Weerasethakul, marquée par la pensée bouddhiste, exerce nos facultés techniques et spirituelles à percevoir d’autres niveaux d’écoute pour mieux vivre la maladie de notre monde.

C’est cette matière temporelle énigmatique qui se déploiera à l’IAC dans une expérience psychique et physique, en invitant le corps à flotter entre projections filmiques et créations lumineuses. Pour Apichatpong Weerasethakul, l’espace d’exposition est « un cinéma très particulier » où le public « imagine différents scénarios, comme si chacun était un personnage et qu’il pouvait se souvenir de ses différentes vies ». Les espaces d’exposition viendront alors se peupler et s’élargir de ces vies rejouées et rêves inachevés.
IAC → EXPOSITIONS → in situ → Apichatpong Weerasethakul → Periphery of The Night
i-ac.eu/fr/expositions/24_in-situ/2021/578_PERIPHERY-OF-THE-NIGHT
imprimé le 14 avril 2021 [18:19] depuis l'adresse IP : 3.236.228.250
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