Jef Geys

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L’exposition conçue par Jef Geys pour l’Institut d’art contemporain réunit la plupart des composantes de son travail : l’archive et l’autobiographie, l’architecture et les formes matricielles, la préoccupation du vivant, le corps, la pédagogie.

L’éclairage exceptionnel donné par cette exposition est de présenter pour la première fois la totalité des parutions du Kempens Informatieblad, lequel traverse toute l’œuvre et la vie de Jef Geys. Le visiteur se retrouve, dès la première salle de l’exposition, dans l’espace foisonnant d’archivage des Kempens Informatieblad – double archivage en l’occurrence : couvrant les murs et entreposés sur des tables en bois. Sont ici contenus tous les fondements de l’œuvre de Jef Geys, qui vont se décliner dans les salles suivantes de l’exposition, elles-mêmes « contaminées » par la présence référentielle régulière de pages du journal.

Le Kempens Informatieblad IAC Villeurbanne, édité pour l’occasion, condense de manière inédite toutes les couvertures des Kempens déjà parus. Selon la volonté de l’artiste, et dans une logique de dissémination, tous les exemplaires – l’ensemble des stocks de l’artiste – des Kempens Informatieblad sont diffusés, voire distribués, au public pendant la durée de l’exposition. Jef Geys accomplit par là un geste fort s’apparentant au don de toute une vie. Autour de ce support nodal, de cette « œuvre-vie », s’articulent dans l’exposition différentes approches de l’artiste et nombre d’œuvres qui composent une sorte de vaste « plan de travail » – avec le film de la Documenta, Questions de femmes, Livre (blanc), etc. – et mettent particulièrement en exergue, moins les finalités plastiques, que la procédure de création elle-même de Jef Geys.

L’exposition de Jef Geys ne se livre pas comme un catalogue linéaire de ses œuvres mais se déroule comme une grille de travail, qui, bien que régie par une rigoureuse organisation interne, à la fois déploie et entremêle des formes d’expression très diversifiées (des plus classiques aux plus contemporaines) et des problématiques artistiques, biographiques et universelles. Un entrelacement complexe et codé, un ensemble de ramifications, qui, à l’image de la croissance biologique, se dérobent à toute transparence de lecture et à toute maîtrise d’un devenir.

Né en 1934 à Léopoldsburg, Jef Geys vit et travaille à Balen (Belgique). Considéré en Belgique comme l’artiste le plus important de sa génération, Jef Geys reste un artiste atypique, encore peu connu du public, malgré son parcours international : Pori Art Museum, Pori, Finlande, 2005 ; Van Abbemuseum, Eindhoven, 2004 ; Documenta 11, Cassel, 2002 ; Le Collège-Frac Champagne-Ardenne, 1995 ; Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 1992 ; Biennale de São Paulo, 1991.

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imprimé le 24 novembre 2017 [06:44] depuis l'adresse IP : 54.198.134.32
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