Art Vidéo

du  au 

Salle Hector Berlioz Lyon

Encore peu médiatisé à l'époque, l'art vidéo a bénéficié grâce au Nouveau Musée d'une première exposition qui initia plus d'un étudiant d'histoire de l'art et des beaux-arts aux nouvelles puissances critiques de l'image en mouvement. Cette exposition - accompagnée d'un catalogue - réunissait, à l'initiative de Don Foresta, les plus grands noms de l'art vidéo : Nam June Paik, Bob Wilson, William Viola, Peter Campus et les Vasulka.
L'exposition Art Vidéo cherche à grouper les démarches qui sont une mise en question, un détournement plein d'humour de l'image télévisée, laissant de côté la vidéo au service des performances ou la vidéo archive.

Deux pièces de Nam June Paik sont par exemple présentées comme une illustration moqueuse de l'expression s'asseoir sur la télévision avec un clin d'œil à la chaise percée, ainsi qu'une réflexion narquoise sur le nombrilisme du Penseur de Rodin. La sculpture, fixée par une caméra, se renvoie à elle-même sa propre contemplation. Shigheko Kubota, elle, construit son œuvre sur l'absence d'image sur un écran allumé. Enfin, Paul Klos place l'écran au centre d'un monumental piège : l'image enchanteresse sussurre d'une voix de miel, rappelant le message de Tokyo Rose, la speakerine, qui appelait les GI'S à déposer leurs armes lors de la guerre du Viet-nam.

La plupart des artistes posent un regard critique sur la télévision. La technique télévisuelle, certains types d'émissions, mais aussi les procédés graphiques, des mélanges de formes sont utilisés, là où parfois, la priorité est donnée à la musique ou au son.
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imprimé le 19 août 2019 [10:55] depuis l'adresse IP : 35.175.120.59
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