Michel François

Scribble

2008

Aluminium, bandes plâtrées, PVC
Dimensions variables

Des fils assez grossiers d'aluminium, de plastique et de plâtre, s'entortillent infiniment jusqu'à former une sculpture monumentale. Ainsi sculpté, le Scribble est la transposition spatiale d'une forme d'ordinaire griffonnée sur papier : c'est un gribouillage. Des gribouillages, des scribbles, Michel François en a réalisé plusieurs : ce sont des pièces à la fois similaires et uniques, dont l'une d'elles fut notamment utilisée comme objet scénographique en 2009. Le Scribble est un parfait exemple de la nature référentielle du travail de l'artiste, de sa volonté de détourner les formes clairement identifiées de notre quotidien. C'est également une œuvre ironique, qui se joue des préjugés et exploite, à grande échelle, les qualités plastiques d'une forme considérée insignifiante. C'est dans cette comparaison, entre un référent insignifiant et sa sublimation par la sculpture, qu'apparaît l'ironie de Scribble, que ne cesse de nous rappeler le titre de l'œuvre. De manière plus générale encore, Scribble reprend le motif récurrent chez Michel François de la dynamique des matières et des formes, déjà identifiée par Guillaume Désanges : «Un hommage fondamental à la liberté de la matière, sa vivacité incontrôlée, contre la pétrification morbide et conservatrice de l'art ». À l'exemple de la technique du dripping de Jackson Pollock, dont l'origine est à chercher dans la fluidité de la peinture, Scribble représente l'essence d'un geste artistique libre, dans le respect de la matière.

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© Blaise Adilon

Michel François, Scribble, 2008
Vue de l’exposition Michel François, Plans d’évasion, 12 mars – 9 mai 2010, Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes. © Blaise Adilon © ADAGP

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imprimé le 21 mai 2019 [07:21] depuis l'adresse IP : 34.229.76.193
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