Joseph Kosuth

Né en 1945 à Toledo (Ohio, États-Unis)
Vit et travaille à Londres (Royaume-Uni) et New York (États-Unis)

Joseph Kosuth est considéré, avec Robert Barry, Douglas Huebler et Lawrence Weiner, comme l’un des pionniers de l’art conceptuel et à ce titre un des artistes les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Par sa pratique et ses écrits théoriques (deux activités qu’il juge inséparables), il a amorcé un changement de paradigme crucial dans le champ de l’art. Ses œuvres figurent dans les plus grandes collections internationales et ont été exposées dans des institutions et manifestations artistiques telles que le Guggenheim de New York, la Documenta de Cassel, le Centre Pompidou ou encore la Biennale de Venise.
D’une précocité rare, Joseph Kosuth n’est âgé que de vingt ans quand il produit One and Three Chairs (1965), qui demeure à ce jour son œuvre la plus célèbre. Elle consiste en une installation comprenant une véritable chaise, la photographie de cette chaise et une photographie de la définition du mot «chaise». Faisant partie de la série des Proto-investigations, qui annonce l’avènement de l’art conceptuel, cette triple représentation d’une même chose met en place, à travers trois approches distinctes, un système d’équivalence entre objet, photographie et langage.
Considérant que « l’art est une définition de l’art », Joseph Kosuth conçoit ensuite une série de « tableaux-définitions » dont Titled (Art as Idea as Idea) The Word "Definition" (1966-1968) en est l’exemple le plus emblématique. Il s'agit d'un photostat (agrandissement photographique) de la définition du mot «définition ». L’œuvre fonctionne selon un principe tautologique qui définit le travail de Kosuth et son idée de l’art. En 1969, il est l'auteur d’un article important intitulé « Art after philosophy » paru dans la revue Studio International. Texte fondateur au même titre que « Sentences on Conceptual Art» écrit par Sol LeWitt un an auparavant (1968), il vaut comme manifeste (bien que l’art conceptuel ne soit pas considéré comme un mouvement) d’un art se séparant de l’esthétique pour se tourner vers ce qui constitue son essence : le concept, l’idée exprimée à travers le langage. Kosuth considère que « tout l’art après Duchamp est conceptuel », rejetant avec vigueur tout formalisme et toute idée de la beauté en art. Cette primauté du concept sur la forme s’entend comme une nouvelle ontologie de l’art ouvrant la voie à la dématérialisation de l’objet.

La collection

Joseph Kosuth

Self-Described and Self-Defined

1965

Éditions

Le Bel Aujourd’hui : œuvres d’une collection privée

1998

Le Nouveau Musée/Institut - FRAC Rhône-Alpes
Éditions

L'inventaire

1988

FRAC Rhône-Alpes
La collection

Joseph Kosuth

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imprimé le 16 octobre 2019 [22:25] depuis l'adresse IP : 100.24.122.228
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