Jacques Monory

Né en 1924 à Paris
Décédé en 2018 à paris

Né le 25 juin 1924 à Paris, Jacques Monory est un des principaux représentants de la Figuration Narrative, qui, si elle ne s’est jamais proclamée comme mouvement, n’en a pas moins fédéré un groupe d’artistes réunis autour d’une vision singulière de la peinture. Avant d’en devenir un membre actif en 1962, il suit une formation dans une école d’arts appliqués et apprend les métiers de graphiste, fresquiste, peintre et décorateur. Il travaille ensuite dix années chez l’éditeur d’art Delpire qui lui met à disposition une profusion de documents photographiques, ceux-ci influenceront grandement son approche de la peinture. C’est alors en 1964, avec la fameuse exposition Mythologies quotidiennes présentée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, que les artistes de la Figuration Narrative (Bernard Rancillac, Hervé Télémaque, Peter Klasen, Öyvind Fahlström notamment) se révèlent aux yeux du grand public. Ils élaborent une peinture qui entend contester l’hégémonie du Pop Art en proposant une réflexion nouvelle sur l’image contemporaine et les différents canaux qui l’irriguent comme la publicité, la bande dessinée et bien sûr le cinéma. Jacques Monory fixe alors les tenants d’une œuvre qui ne cesse de jouer de la porosité des frontières entre fiction, autobiographie et histoire contemporaine.
Par jeux d’associations et de collages d’images, Monory produit des visions éclatées et fragmentaires du réel dont l’atmosphère emprunte aussi bien à la puissance de figuration du cinéma qu’à la violence du roman noir. Baignant le plus souvent sur un fond monochrome bleu, Jacques Monory compose ses tableaux comme l’on commet un crime : froidement, méthodiquement, en cherchant à rendre la touche invisible. Son œuvre est organisée selon des séries, la plus célèbre restant celle des Meurtres de 1968-1969, où à l’intérieur d’un espace clinique, il livre une vision séquencée et démultipliée de sa propre chute. Profondément existentialiste, sa peinture traite de vie et de mort, de solitude (série New York, en 1971) et d’attente. Son œuvre a été exposée dans de nombreuses institutions et galeries en Europe, de la Kunsthalle de Hambourg au Stedelijk Museum d’Amsterdam en passant par la Galerie Maeght à Paris.

La collection

Jacques Monory

Meurtre n° 1

1968

in situ
Rendez-vous satellite Inter-Made

Jacques Monory et Pascale Le Thorel

2006

La collection

Jacques Monory

→ consulter les œuvres
de la collection en ligne
IAC → Jacques Monory ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/36_jacques-monory
imprimé le 16 juillet 2019 [23:20] depuis l'adresse IP : 54.172.234.236
© Institut d’art contemporain 2019