Ushio Shinohara

Né en 1932 à tokyo (japon)
vit et travaille à new york (État de new york, états-unis)

Fils d’un poète tanka (forme de poésie japonaise traditionnelle), Shinohara a très tôt été mis en contact avec différentes formes d’art. Ses parents lui inculquent rapidement l’amour de la peinture française de la fin du XIXe siècle. Il s’engage assez naturellement à l’École des Beaux-Arts de Tokyo, mais, déçu par l’enseignement trop académique, la quitte pour se tourner vers d’autres sources, telles que l’œuvre du photographe Tomatsu Shomei. En 1960, il fonde avec plusieurs autres artistes japonais (Yoshimura, Akasegawa, Arakawa, Kazakura, etc.) le groupe des Neo Dadaïsm Organizers (NDO), antenne nipponne du fameux mouvement Dada, et dont l’action se focalise sur la tenue de performances et de happenings dans des lieux publics. Dès ce moment, Shinohara développe plusieurs pratiques qui vont caractériser son activité pour les années à venir : des sculptures faites de détritus, des peintures aux dimensions monumentales (dont Le plus grand autoportrait du monde), et les Boxing Paitings, où l’artiste laisse les traces de ses poings sur la toile. Alors coiffé d’une crête iroquoise, le Japonais entame une quête pour créer un art violent, irrévérencieux et concret, loin des préoccupations informelles des groupes conceptuels alors émergents.

Par ses toiles rapides et brutales, ses sculptures faites d’immondices, Shinohara tente d’éradiquer la notion de beauté en tant que critère artistique, tout en remettant en cause le principe de nouveauté. Alors que le groupe des NDO se dissout en 1965 et que la plupart de ses membres partent pour l’Occident (Shinohara s’établit à New York en 1969), il se lance dans la reproduction d’œuvres d’art (Flags de Jasper Johns, Coca-Cola Plan de Rauschenberg), nommées Imitations (à partir de 1963) cherchant à dénoncer le système pernicieux de l’Avant-Garde.
Aux États-Unis, Shinohara commence la série Oiran, continuant ainsi la tradition japonaise de la peinture de geishas, mais où les courtisanes sont défigurées, agressées par des hordes de cow-boys, d’indiens et de monstres, dans un style se rapprochant de la période d’Edo (1606-1848), où la vitalité et l’expressivité prennent le pas sur la beauté, grâce à l’utilisation de matières plastiques et peintures fluorescentes. À partir des années 1970, il débute la série des Motorcycles, où il sculpte d’immenses motos complexes et colorées, mélangeant ainsi le mythe américain et l’esthétique japonaise. Au cours des dernières années, Shinohara a repris les œuvres Boxing Paintings.

La collection

Ushio Shinohara

Boxing Painting

1960-2000

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Ushio Shinohara

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imprimé le 19 novembre 2018 [12:52] depuis l'adresse IP : 54.167.18.170
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