Peter Downsbrough

Né en 1940 à New Brunswick (New Jersey, États-Unis)
Vit et travaille à Bruxelles (Belgique) et à New York (États-Unis)

Actif dès la fin des années 60, Peter Downsbrough développe une œuvre multiforme – sculpture, photographie, commande publique, livres, films… – qui se situe dans la continuité du minimalisme, au croisement de l’art conceptuel et de l’art concret.
Après des études d’architecture, il s’installe à New York dans les années 70 et se rapproche d’artistes tels que Lawrence Weiner et Robert Barry. Il suit également les travaux de stanley brouwn, de Dan Flavin, de Donald Judd ou de Sol LeWitt.
Peter Downsbrough est invité en 1976 pour Rooms, la première exposition de P. S. 1, espace d’art créé par Alanna Heiss dans le quartier du Queens, affilié depuis 2000 au MoMA. En 1980, il annexe durant quatre jours le « Spectacolor Board», célèbre panneau lumineux de Times Square à New York.
Position est le titre de la monographie rétrospective de Peter Downsbrough, éditée aux Presses du réel en 2004. C’est aussi le titre de certaines de ses expositions (Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux, 2003 ; Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, 2003 ; Muzeum Sztuki, Lódź, Pologne, 2004).

Tout le travail de Peter Downsbrough s’articule autour du rapport à l’espace et au langage. Depuis la fin des années 70, il réalise des interventions pensées par rapport à un espace, que ce soit le lieu d’exposition, l’espace de l’architecture, de la ville ou encore celui du livre. Elles se matérialisent par des figures géométriques simples ainsi que des mots (par exemple inscrits à l’adhésif noir) dont la particularité est d’être le plus souvent tronqués. Travaillant sur les notions de coupure, de discontinuité, de frontière, l’artiste produit une nouvelle syntaxe entre le site, l’espace, et le langage, le sens, pour une recherche épurée qui vectorise le lieu, formalise un espace abstrait, réalisé à l’échelle du réel. De nombreuses œuvres se projettent en trois dimensions, faisant alterner les œuvres murales (Wall Pieces) avec les œuvres « mur-sol-plafond » (Room Pieces).
Peter Downsbrough emploie essentiellement le vocabulaire plastique de la verticale, de l’horizontale et de l’oblique ; les mots qu’il privilégie sont des conjonctions de coordination et des adverbes – une combinaison minimale d’éléments géométriques et linguistiques qui laisse toujours le sens ouvert et le point de vue multiple. C’est alors la question de la « position » qui fonde son travail, le conduisant à insérer des cartes et des plans dans certaines de ses œuvres. La position peut désigner celle de la sculpture dans son contexte, celle du spectateur dans son rapport à l’œuvre, celle des différents éléments dans les structures du langage, de l’architecture, de l’urbanisme ou de la politique.

Peter Downsbrough a également une importante pratique vidéo depuis la fin des années 70. Ses films en noir & blanc interrogent les fonctions et les usages de l’espace urbain et se veulent des témoins distanciés des territoires publics et de leurs structures (architecturale, circulatoire, marchande…).

La collection

Peter Downsbrough

Sans titre (Valence)

1995

Éditions

Le Bel Aujourd’hui : œuvres d’une collection privée

1998

Le Nouveau Musée/Institut - FRAC Rhône-Alpes
La collection

Peter Downsbrough

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de la collection en ligne

voir aussi

(U)L.S

IAC → Peter Downsbrough ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/559_peter-downsbrough
imprimé le 13 décembre 2019 [16:09] depuis l'adresse IP : 3.94.129.211
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