Christian Milovanoff

Né en 1948 à Nîmes (France)
Vit et travaille à Paris et Arles

Christian Milovanoff étudie la sociologie et l’ethnologie avant de se consacrer à la photographie à l’âge de 28 ans. Photographe mais aussi théoricien et écrivain, il a rédigé plusieurs articles sur le cinéma documentaire et publié deux ouvrages de fiction, « Le jardin 1948-1968 » et « L’ordre ». Il enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (ENSP) depuis 1982.
Milovanoff réalise ses premiers clichés d’intérieur au musée d’Histoire Naturelle de Paris, à la fin des années 70. En quête de réalisme, il repeint méticuleusement en couleur ses images en noir et blanc. Cet intérêt pour une confrontation de la peinture et de la photographie se confirme lors d’un voyage en Italie où, en visite aux Offices de Florence, il photographie un tableau de Bronzio. Il sélectionne ensuite un des clichés sur lequel apparaît la manche richement décorée d’un vêtement et les moulures en bois du cadre du tableau. Mis sur le même plan, la peinture du maître et le cadre sont traités avec la même intensité.

En 1988, il se mesure à l’œuvre du peintre de paysage Hubert Robert (1733-1808) dans l’exposition « Peinture et architecture, une conversation avec Hubert Robert » au Carré d’art de Nîmes. Il photographie ainsi des ruines romaines sur le motif en les soumettant à la subjectivité de son regard. Il se confronte alors à la réalité des sujets de la peinture classique qu’il a photographiée auparavant. La même année, il est invité par l’ICF de Stuttgart et soumet un tableau de Pannini aux mêmes principes de cadrages, « le regard (…) entre dans le tableau pour en prélever des détails »1, les photographies rendent compte du « parcours du regard dans le présent du tableau »2. À partir de 1984, il est missionné par la DATAR pour réaliser des images du paysage français. Il photographie des bureaux en se nourrissant des peintures d’intérieurs hollandaises du XVIIe siècle.

Par la suite, il délaisse le « Grand Art » pour le « règne de la marchandise » en photographiant l’intérieur de supermarchés qu’il parcourt comme il visitait les musées. Dans les « Conversation Pieces » qu’il réalise plus tard, il mêle vues de ville et images de tableaux anciens, en complexifiant encore ses « conversations imaginaires » où dialoguent le passé et le présent, la fiction et la réalité ; avec pour dessein d’organiser subjectivement « le chaos du visible »3.

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imprimé le 22 juillet 2019 [17:48] depuis l'adresse IP : 54.211.135.32
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