Andrée Philippot-Mathieu

Née en 1946 à Vienne (France)
Vit et travaille à Paris

Baignée dès l’enfance dans un environnement artistique et artisanal de par ses parents, Andrée Philippot-Mathieu a l’esprit vif et créatif, elle débute de façon autodidacte. Au cours de son adolescence à Vienne, elle fréquente un atelier d’artiste, avant de le quitter à la naissance de son premier enfant. Pendant les quinze années suivantes elle ne cesse de peindre, de dessiner et développe ainsi un langage personnel et original.
Mars 1972 lance sa carrière de peintre, grâce à une exposition personnelle que lui dédie la Galerie Bellecour à Lyon. Jusqu’en 1979 elle s’imprègne de la méthode froide et des illusions subtiles de l’hyperréalisme. S’ensuivent deux années où sa recherche plastique passe par l’exercice de l’écriture et de la sculpture. Dès le début des années 1980, A. Philippot-Mathieu explore picturalement l’épaisseur et les reliefs de la sculpture, au moyen d’une pâte à papier et acrylique rendant la peinture plus dense, appliquée sur des toiles de grands formats.
Tandis que son parcours évolue parallèlement à la Figuration Libre1, elle côtoie davantage la Transavanguardia italienne2. Andrée Philippot-Mathieu a toutefois une pratique singulière et compose invariablement d’après son environnement. De la mise en scène explorant la représentation de l’humain dans tous ses états à la narration d’événements anecdotiques, ses compositions sont travaillées « (…) non par des relations de contiguïté mais par un rapport d’appartenance : l’homme, l’espace et le temps3 ». L’œuvre Cauchemar (1984) est le premier volet d’une série de 200 toiles puis la première commande publique en 1990 Le Corps et L’Esprit va déclencher chez l’artiste un grand intérêt pour des créations monumentales.
Son esthétique expressionniste se déploie progressivement dans les années 2000 par le prisme de la photographie et la vidéo. Ses peintures saisissant la vie quotidienne et populaire observée au gré de ses voyages irriguent dorénavant ces derniers médiums. La cohérence de ses multiples champs d’investigation se révèle dans « une maîtrise d’éloignement et de détachement, sans accroche émotionnelle4 », rendant compte du passage de la peinture à des séries photographiques telles qu’observables dans Cityscapes5.

Parallèlement à ses recherches plastiques, Andrée Philippot-Mathieu mène un travail d’écriture. Elle publie en 2019 Brèves d’insomnie chez L’Harmattan, collection Poésie(s).

La collection

Andrée Philippot-Mathieu

Catalunya

1998

La collection

Andrée Philippot-Mathieu

Falsificateurs dévorés par la soif

1986

La collection

Andrée Philippot-Mathieu

Chast girl

1985

La collection

Andrée Philippot-Mathieu

Corps à corps

1985

La collection

Andrée Philippot-Mathieu

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imprimé le 24 février 2021 [19:15] depuis l'adresse IP : 3.238.7.202
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