Georges Adilon

Né en 1928 à Lyon – Décédé en 2009 à Lyon

Architecte et peintre lyonnais, Georges Adilon entre à l’École des Beaux-Arts de Lyon en 1945, où il suit les cours d’Antoine Chartres et Henri Vieilly. Après avoir voyagé en Espagne, en Italie et en Grèce, il remporte, de retour en France, le Prix de l’Union Méditerranéenne pour l’Art Moderne (UMAM) de Nice, en 1954, et obtient une bourse pour séjourner à la Villa Zoé, où il invite ses amis peintres Henri Lachièze-Rey et Henri Castella. Après une première exposition personnelle en Haute-Savoie, il obtient le Prix Othon Friesz en 1957, année où il s’installe à Lyon. Ses œuvres sont montrées dans le cadre d’Octobre des Arts en 19841, à la première Biennale d’art contemporain de Lyon, L’Amour de l’art, en 1991 et au Rectangle, centre d’art de la Ville de Lyon, en 2001.

À la suite de ses premiers  travaux de peinture, qualifiés de «néo-impressionnistes » et inscrits dans la mouvance de l’École Lyonnaise (avec Fusaro, Truphémus, etc.), c’est la lumière qui entraîne Adilon vers la pratique architecturale. Le fait qu’il s’installe au dixième étage d’un immeuble de Bron, banlieue limitrophe de Lyon, et découvre par ailleurs Saint-Tropez grâce à Lachièze-Rey, nourrit doublement son intérêt pour l’architecture et la lumière. Sa première œuvre architecturale est sa propre maison, à Brindas (Rhône), habitation de plain-pied en béton brut de décoffrage, invitant les couleurs et lumières de l’extérieur à travers des ouvertures de formes diverses. Il continue parallèlement de peindre et dessiner, et signe en 1962 un contrat avec la Galerie Montmorency de Paris, rompu en 1967, l’évolution de son œuvre ne plaisant pas à la galerie. Adilon se retranche alors à Lyon, où le Supérieur du Collège des Maristes, le père Perrot, lui propose en 1966 de prendre part à la restauration d’une chapelle. D’Adilon, il dit : « C’est presque un paradoxe : un homme qui peint sur une surface plate et qui a une facilité hors du commun de tout imaginer dans l’espace. »
Durant les années 1960, Adilon peint la Provence, Oléron. Il expose en 1966 à la Galerie Kriegel des peintures et dessins de deux cerisiers qui bordent sa maison de Brindas. Il termine la décennie sur le thème des pins parasols et est inspiré par le Bauhaus dans l’association de principes communs de différentes pratiques artistiques : la peinture, le design, l’architecture. L’ovale devient la forme dominante de son travail.
Les années 1970 donnent à ses œuvres picturales une nouvelle dimension, à travers l’introduction de nouveaux modes de travail (collages) et de nouveaux supports (polystyrène). Par ailleurs, son activité s’enrichit de commandes privées d’habitations individuelles venant s’ajouter aux aménagements effectués chez les Maristes – où il intervient sur le site de Lyon (Montée Saint-Barthélémy et Rue de Montauban) et sur celui de La Verpillière (Isère) avec un très grand ensemble de la dimension « d’une cité dans la cité ». Tandis qu’il reçoit de l’Ordre des architectes l’agrément officiel d’exercice de l’architecture, ses constructions de maisons se voient malheureusement restreintes, puis arrêtées, par la législation sur les Plans d’occupation des sols – qui exige une adéquation des nouvelles constructions avec l’environnement architectural existant et donne tout pouvoir aux maires d’appliquer strictement cette législation.
Durant la décennie suivante, il continue de peindre (il expose en 1982 à la Maison de Lyon des travaux noirs et blancs, des peintures et des panneaux de dimensions très diverses). C’est cette même année qu’il s’arrête sur un support précis, la feuille de papier offset d’Arjomari de 92 x 130 cm.
Georges Adilon reçoit en 1983 le Prix de la Critique de l’Association des critiques d’art lyonnais. Il poursuit également chaque année la réfection de nouveaux secteurs du collège des Maristes. En 1989, il réalise 21-1-89, une mosaïque en couleurs pour l'usine d’incinération « Lyon-Nord » de Rillieux-la-Pape (Rhône).
L’artiste ne revendique pas de sens à ses travaux de peinture, leur allouant juste une dimension personnelle, une expression de soi – pour reprendre le titre de l’essai de Jean Louis Maubant dans Georges Adilon : architecture, peinture (Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2001) publié à l’occasion de l’exposition au Rectangle. À la fois rigoureuse et lyrique, la peinture abstraite de Georges Adilon est portée par une quête de la lumière et une approche humaniste de l’espace, tout comme son œuvre architecturale.

La collection

Georges Adilon

5-8-84-2

1984

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imprimé le 24 février 2021 [18:14] depuis l'adresse IP : 3.238.7.202
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