Fabien Verschaere

Né en 1975 à Vincennes (France)
Vit et travaille à Paris (France)

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et de l'École Régionale des Beaux-Arts de Nantes, il participe à une résidence croisée Kinshasa/Nantes en 2002. Pendant ses études il côtoie l’actionniste viennois Otto Muehl avec qui il réalise aussi deux performances, dont une intitulée Le Blues de Günter Brus, et qui influence également son œuvre. Fabien Verschaere bénéficie d’importantes expositions monographiques, entre autres, au Musée national de Kinshasa en 2002, au Palais de Tokyo en 2003 ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Lyon en 2007 et au Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne en 2014.

Durant son enfance, Fabien Verschaere fait de nombreux et longs séjours à l’hôpital, les médecins lui diagnostiquant, dès l’âge de cinq ans, une maladie génétique incurable de la croissance et une impossibilité à se reproduire. À l’hôpital, il s’occupe en lisant (des contes) et en dessinant (des monstres), travaillant à dompter son enfermement et sa différence face aux regards des autres enfants. Il commence son activité artistique comme une activité mentale visant uniquement à se sentir bien. C’est cette époque-là qui lui fait prendre conscience de son corps, par l’introspection, et qui nourrit son intérêt pour le corps humain, pour ses relations avec les émotions et les esprits et pour ses représentations : « Je suis fasciné par la façon dont le corps est aujourd’hui représenté à travers le monde. Nos corps physiques peuvent symboliser une chose en Afrique, une autre en Europe, et incarner un concept totalement différent en Australie. » (Entretien avec Peter Doroshenko, dans Fabien Verschaere, catalogue d’exposition, Lyon, 2007, p. 13).
Intéressé par les contes et la mythologie, il effectue plusieurs séjours au Congo, en Afrique. Ces voyages ont une grande influence sur l’œuvre de Fabien Verschaere. « Peut-être parce que tout m’y est étranger. Mais j’ai encore tout à découvrir. Mon travail au Congo a été très bénéfique pour moi sur le plan de l’iconographie et de ma mythologie personnelle. » (Interview de Fabien Verschaere par Jérôme Sans, dans A Novel for Life. Paris, 2003, p. 12). Ces voyages lui permettent aussi de trouver son équilibre entre la mythologie et le quotidien.
Le travail protéiforme de Fabien Verschaere a pour base de grandes installations oniriques, des dessins aux traits naïfs d’enfants, des fresques murales emplies de fables, des films d’animation où le dessin et le verbe s’immiscent partout, des peintures de contes de fée et des sculptures habitées par une foule de personnages imaginaires allant de la chimère au lutin, du centaure à la sirène en passant par la princesse et son autoportrait, corps rapetissé, tête ronde et collier de barbe.

La collection

Fabien Verschaere

Magic Travel Take Away / Socle n°3

2005

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imprimé le 13 décembre 2019 [22:32] depuis l'adresse IP : 3.226.243.226
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