Claire Chevrier

Née en 1963 à Pau (France)
Vit et travaille à Paris

Claire Chevrier obtient son diplôme aux Beaux-Arts de Grenoble en 1987 à la même époque que Marylène Negro, Dominique Gonzalez-Foerster et Philippe Parreno. Elle ne se consacre réellement à la pratique photographique qu’au sortir de l’école. De 1998 à 2004, elle enseigne à l’École des Beaux-arts de Lyon, puis à l'École Spéciale d'Architecture de Paris à partir de 2005. Elle réalise plusieurs résidences importantes notamment au Caire et à la Villa Médicis à Rome où elle est pensionnaire de 2007 à 2008. Depuis 2012 elle enseigne à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles. Représentée dans de nombreuses collections publiques, Claire Chevrier expose régulièrement son travail, comme, récemment, au Bleu du Ciel à Lyon (Des mondes qui passent, 2015), au Musée de la Photographie à Charleroi, Belgique (2014), à la Villa Médicis (Camminando, 2012), au Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais (Il fait jour, 2010).

La découverte du travail de Craigie Horsfield, de Suzanne Lafont et de Jean-Louis Garnell agit comme un véritable révélateur sur la démarche de Claire Chevrier. Un lent cheminement la mène à tenir à distance ses sujets, préoccupée par le paysage et la manière dont la mémoire s’y inscrit, « à l’image d’un champ de bataille ». « (S)es préoccupations liées à la guerre, au pouvoir, à l’illusion, à la répétition de l’histoire, à la mémoire (…) demeurent des thèmes récurrents qui se déploient sous différentes formes (…) (s)es images interrogent le monde qui nous entoure dans ses formes expressives de la violence latente ou refoulée à la violence assumée1 ».
Elle se réapproprie par exemple les images exécutées sur les champs de bataille par son arrière-grand-père (Hommage à mon arrière-grand-père 1, 1992), réalise des photographies de soldats de plomb « explosés » (Soldat de plomb 1, 1991), fige une tour érigée (Tour, 1991), une meurtrière (Meurtrière, 1991), un mur de paille ou un tireur (Tir, 1995).
Claire Chevrier élabore, au milieu des années 1990, un travail photographique où la question de l’espace et de la place de l’homme est centrale (Tranchée et Bunker, 1997), et met progressivement en place des typologies de photographies (Paysage – ville, Espace + Construction, Groupe – réunion,  Geste – regard...).
Elle réalise de nombreux paysages urbains et a saisi différentes mégalopoles mondiales (Bombay, Hong Kong, Lagos, Le Caire, Rio…). Elle y observe l’activité humaine, les situations du travail notamment, et leur inscription dans le territoire. Écartant aussi bien l’anecdote que le spectaculaire, les vues de Claire Chevrier sont constituées de murs, de frontalités, de lignes de lumière.
Entre document social et image poétique, la photographie de Claire Chevrier mène une réflexion sur l’articulation des corps avec les espaces. Avec sobriété et recul, l’artiste répertorie différents espaces de représentation, différentes réalités agencées par l’homme, et incite à un regard dessillé sur le monde.

La collection

Claire Chevrier

Mur de paille

1991

Éditions

Claire Chevrier

1997

La collection

Claire Chevrier

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imprimé le 21 août 2019 [11:57] depuis l'adresse IP : 35.173.48.224
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