Bernhard Rüdiger

Né en 1964 à Rome
Vit et travaille à Paris

Bernhard Rüdiger est un artiste, théoricien, écrivain né en 1964 à Rome. À ses débuts en Italie, il travaille à La Casa degli artisti de Milan, fondée par Luciano Fabro, Jole de Sanna et Hidetoshi Nagasawa (1981). Il est diplômé de l’Accademia di Belle Arti Brera de Milan au milieu des années 80, années durant lesquelles il est le témoin des cours de l’artiste italien Luciano Fabro, qui avait une chaire dans cette université. Rédacteur de la revue Tirracorendo, il est co-fondateur de la galerie d’artistes Lo Spazio di Via Lazzaro Palazzi, un lieu actif de la scène milanaise de 1989 à 1993. Il vit à Paris depuis 1994 et après avoir été artiste résident à l’école d’art de Bourges, puis successivement professeur à l’école d’art de Tours, de Valenciennes, il enseigne actuellement à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Bernhard Rüdiger est représenté par la galerie parisienne Michel Rein. Depuis 1985, il participe à de nombreuses expositions collectives (Le Magasin, Grenoble, 1992, Biennale de Venise, 1993 ; Le Nouveau Musée, Villeurbanne, 1995, Quadriennale de Rome, 1996 et 2008) et personnelles (La Box, Bourges, 1994 ; Centre de Création Contemporaine, Tours, 1996 ; CRUCE, Madrid, 2002 ; Traversée Zeitgenössische Kunst, Munich, 2008 ; Galerie des Multiples, Paris, 2011).

Nourrie d’une double culture allemande et italienne, la démarche complexe de Bernhard Rüdiger oscille entre sculpture, installation, mise en scène et architecture. Ses différents axes de réflexion sont traversés par la notion de processus, qui se matérialise par de nombreuses maquettes, qu’elles soient en carton, en bois ou en fer, ou sous la forme de dessins. Ses dispositifs et sculptures, où le son revêt une importance toute spécifique, invitent le spectateur à un comportement actif. « Ce qui est central dans mon travail est justement que le vécu du spectateur, mental, physique, psychologique, se retrouve dans un même espace avec un objet qui est une présence physique, qui n’ouvre pas un autre espace, mais qui interagit ».
Rüdiger opère une constante remise en question de notre situation : sociale, politique, et en tant que sujet singulier. Soucieux d’une perception active et critique du monde, dont la lecture au présent peut s’enrichir de celle du passé, Bernhard Rüdiger reconstruit le réel pour mieux le documenter. Réfléchissant à la question du point de vue, il propose au spectateur de nouvelles expériences.
Ainsi, en avril 2001, au retour d'un voyage en Israël et en Palestine, Bernhard Rüdiger réalise une marche dans Manhattan. Les sons qu’il enregistre en live dans le New-York de 2001, sont ensuite retranscrits graphiquement sur d'immenses rouleaux noir et blanc : Manhattan Walk. After Piet Mondrian, 2001. Quelque mois seulement avant les attentats du 11 septembre, Rüdiger donne à voir l’invisible : « ça me donne à voir une chose que je ne sais pas voir moi-même quand j'écoute le bruit dans les rues ».

À chacune de ses installations, Bernhard Rüdiger parvient à semer le doute et à faire résonner l’Histoire. À travers ses œuvres, l’artiste mène une réflexion approfondie sur notre condition historique, dans la perspective d’une « éthique de la forme ».

La collection

Bernhard Rüdiger

Petrolio (locus desertus)

2006

La collection

Bernhard Rüdiger

→ consulter les œuvres
de la collection en ligne
IAC → Bernhard Rüdiger ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/219_bernhard-rudiger
imprimé le 20 octobre 2017 [21:49] depuis l'adresse IP : 54.225.47.94
© Institut d’art contemporain 2017