Delphine Reist

Née en 1970 à Sion (Suisse)
Vit et travaille à Genève (Suisse) et à Rome (Italie)

Depuis la fin des années 1990, Delphine Reist propage son œuvre dans les espaces traditionnels de l'art contemporain (galerie, musée, centre d'art...), autant que sur les lieux de l'organisation humaine (parking souterrain, supermarché, espace public...) ou sur les sites abandonnés de la production de masse (friche industrielle, entrepôt...). Il faut dire que la charge politique (au sens large) de ces contextes singuliers est au cœur de sa pratique artistique et que, d'une géographie à une autre, c'est une conscience alerte qui se transporte et se révèle. Celle-ci se retrouve également dans l'utilisation méthodique d'objets manufacturés liés à la production ou la consommation (caddie, baril, voiture, outil...).
Le travail de Delphine Reist a été montré dans de nombreux lieux d’art contemporain, notamment au CAN de Neuchâtel (2006), à Hammarby ArtPort à Stockholm (2007), à Toulouse lors du Printemps de Septembre (2008), au Centre Georges Pompidou, Paris (2009). Ses œuvres ont également été montrées au parking souterrain de l'Université François Rabelais de Tours, sur la zone industrielle Nordbahnhof à Stuttgart ou à l'usine Kalinine à Tallinn (Estonie).
Depuis une dizaine d’années, Delphine Reist a réalisé de nombreuses expositions personnelles ou en duo avec Laurent Faulon, par exemple à la BF15, Lyon (Les Produits Fatals, 2014), à La Station, Nice (Flux Tendu, 2016), à la Friche Belle de Mai, Marseille (Viandes Foraines, 2017) ou au centre d’art Pasquart à Bienne, Suisse (Mitarbeiter denken positiv [ Les collègues pensent positivement], 2018)
Delphine Reist a enseigné à l’Ensba de Lyon de 2006 à 2008. Elle enseigne actuellement à la HEAD, Haute école d’art et de design de Genève.

Habitée par la réalité économique et sociologique du monde, une partie de l'œuvre de Delphine Reist s'attache à mettre en scène des objets de tous types en leur insufflant ce que le spectateur prend immédiatement pour de la vie. À travers des mécanismes plus ou moins élaborés, elle programme l'activation d'objets. Ainsi des caddies ou des fauteuils de bureaux discrètement motorisés tournent sur eux-mêmes (Caddies, 2003 ; Sans titre, 2006), des voitures à l'arrêt démarrent et font vrombir leur moteur par intermittence (Parking, 2003), des néons éclairés tombent un à un jusqu'à l'obscurité (Averse, 2007). Pourvus d'une capacité à se mouvoir ou à s'activer de façon autonome, ces objets deviennent inquiétants malgré leur banalité. Leur simple prétention à l'autonomie renverse le rapport traditionnel de l'homme à ses machines.

La collection

Delphine Reist

Étagères

2007

La collection

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imprimé le 21 octobre 2019 [04:50] depuis l'adresse IP : 3.227.249.234
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