Didier Trenet

Didier Trenet a fait ses études à l’École des Beaux-Arts de Mâcon puis à la Villa Arson à Nice. Il participe à des expositions collectives dès le début des années 1990 mais c’est lors de son exposition au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1993, dans le cadre des Migrateurs, que son travail commence à être remarqué. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome avant d’être invité, en 1997, par le Centre Georges Pompidou où il a conçu le projet Le jardin de ma mère, études et ruines, pour la Galerie d’art graphique. Il a présenté deux œuvres au Musée du Louvre en 2007 dans le cadre de Contrepoint et a exposé dans de nombreux lieux (Interface, Dijon, 2004 ; Frac Pays de la Loire, 2006 ; Château de Rambouillet, 2013…).

Didier Trenet est dessinateur et sculpteur. Il travaille à partir de tout un héritage de la culture picturale occidentale des XVIIe et XVIIIe siècles et s’inspire librement de ces modèles classiques. Le mot et l’ornement font partie de son univers, ce qui le fait renouer avec une certaine tradition rhétorique. Sans relâche, il a d’ailleurs fait siens quelques préceptes de cette discipline : pour convaincre, il faut bien penser, pour bien penser, il faut bien vivre, pour toucher, il faut être d’abord être touché…
Ses nombreux Cahiers-méthode d’écoliers minutieusement remplis de dessins à l’encre de Chine, qui rappellent l’enluminure et invitent à retourner dans les ruines et les jardins d’Hubert Robert (1733-1808) ou d’Honoré Fragonard (1732-1806), sont aussi des modèles de classification pour une biographie d’artiste bien constituée. À la plume, à l’encre ou au crayon et d’un tracé fin, l’artiste remplit ses cahiers de vignettes, de cartouches et de médaillons décoratifs faisant autant référence au baroque que maniant l’ironie. À ces motifs, il associe des lignes et autres exercices d’écriture, éléments de langage contrastant avec l’image. Commentaires ou annotations, énoncés de projets de sculptures ou d’installations et titres de dessins sont souvent ornés de lettrines. Ce sont là des aspects, parmi tant d’autres, de la justesse d’une tonalité donnée par Didier Trenet, non seulement pour bien énoncer ce qui est à lire, mais surtout pour remplir de sens l’objet qu’il donne à voir. Enfin, le degré de sophistication et d’humour s’apparente parfois à une relecture de l’histoire de l’art comme dans la série des dessins à la manière de Mondrian.
Parallèlement à ces œuvres graphiques, souvent exposées sous la forme de simples photocopies (déjouant ainsi l’emphase formelle), Didier Trenet réalise des installations qui, dans un contexte muséal, constituent de subtils exercices de mises en relation ironiques, hédonistes et savamment iconoclastes. Étude pour un grave événement (1998), par exemple, est constituée de deux draperies qui soulignent l’inscription donnant son nom au dispositif, par ailleurs doté d’un tambour accroché à la verticale de l’ensemble. En 2000, il réalise au Japon l’installation Negu-an [Maison de l’oignon vert], où sont mêlés écriture, art des jardins, alphabet kanji et art culinaire.

La collection

Didier Trenet

Jeunes travestis en automne

1994

La collection

Didier Trenet

Étude pour une révérence endimanchée

1991

Éditions

Tirer ou pointer

1993

FRAC Rhône-Alpes
in situ / ex situ
Rendez-vous satellite

TNP / Journées langagières

2008

La collection

Didier Trenet

→ consulter les œuvres
de la collection en ligne
IAC → Didier Trenet ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/1144_didier-trenet
imprimé le 20 août 2018 [19:19] depuis l'adresse IP : 54.162.171.242
© Institut d’art contemporain 2018